Déni de service (DDoS)

Attaque qui sature un site ou un service en ligne de requêtes pour le rendre inaccessible à ses utilisateurs légitimes.

Définition complète

Une attaque par déni de service vise à empêcher ou à limiter fortement la capacité d’un système à fournir le service attendu. Lorsqu’elle provient d’un grand nombre de machines à la fois, souvent des appareils piratés et regroupés en réseau (botnet), on parle de déni de service distribué, en anglais DDoS (Distributed Denial of Service).

L’attaquant envoie un volume de requêtes tel que le serveur, la connexion Internet ou l’application ne peuvent plus répondre. Il peut aussi exploiter une faille pour faire tomber le service. Les motivations sont variées : extorsion (menace d’attaque contre rançon), revendication militante, concurrence déloyale, ou diversion pour masquer une intrusion.

Pour une PME, l’impact est surtout commercial : site vitrine ou boutique en ligne inaccessible, service client paralysé. Entraver le fonctionnement d’un système informatique est puni de 5 ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende (article 323-2 du Code pénal).

Source : Cybermalveillance.gouv.fr, fiche réflexe sur l’attaque DDoS, ANSSI, CyberDico

Exemple concret

Un site de réservation de gîtes reçoit un courriel exigeant 2 000 € en cryptomonnaie, faute de quoi le site sera rendu inaccessible en pleine saison. Le gérant ignore le message. Deux jours plus tard, le site ne répond plus pendant six heures. L’hébergeur active sa protection anti-DDoS et le service revient, mais des dizaines de réservations ont été perdues entre-temps.

Comment se protéger

  • Vérifier auprès de son hébergeur ou de son fournisseur d’accès l’existence d’une protection anti-DDoS et la procédure d’activation.
  • Placer les sites exposés derrière un réseau de diffusion de contenu (CDN) ou un service de filtrage.
  • Appliquer les mises à jour de sécurité et fermer les ports et services inutiles sur le pare-feu.
  • Prévoir un mode dégradé (page d’information, prise de commande par téléphone) dans le plan de continuité.
  • Ne jamais payer une rançon de menace d’attaque : cela finance les attaquants sans garantie.
  • Pendant et après l’attaque : conserver les journaux, vérifier qu’aucune intrusion n’a eu lieu en parallèle et porter plainte.

Questions fréquentes

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