Vulnérabilité zero-day

Faille de sécurité exploitée avant d’avoir été rendue publique ou avant qu’un correctif soit disponible.

Définition complète

Une vulnérabilité zero-day (ou « jour zéro ») est une faille qui n’a fait l’objet d’aucune publication ou qui n’a reçu aucun correctif au moment où elle est exploitée. Le nom signifie que l’éditeur a eu « zéro jour » pour la corriger avant l’attaque.

Ces failles sont précieuses pour les attaquants car aucune mise à jour ne protège encore contre elles. Elles visent souvent des équipements exposés sur Internet : passerelles VPN, pare-feu, serveurs de messagerie, applications métier. Le rapport DBIR 2026 de Verizon cite par exemple une zero-day d’Ivanti Connect Secure (CVE-2025-0282) exploitée pour installer des accès persistants sur des centaines de réseaux d’entreprise.

Une fois la faille rendue publique et le correctif publié, elle n’est plus une zero-day, mais le danger augmente : les attaquants exploitent massivement les systèmes qui n’ont pas encore été mis à jour. Pour une PME, le risque principal vient donc souvent de ce délai de mise à jour.

Source : ANSSI, CyberDico, NIST, glossaire du CSRC (zero day attack), Verizon, Data Breach Investigations Report 2026

Exemple concret

Une PME de services utilise une passerelle VPN pour le télétravail. Un éditeur publie un bulletin d’urgence : une faille activement exploitée permet de prendre le contrôle de l’équipement sans mot de passe. Le correctif est disponible le lendemain, mais le prestataire prévoit de l’appliquer « lors de la maintenance du mois prochain ». Entre-temps, des attaquants scannent Internet, compromettent la passerelle et s’introduisent dans le réseau.

Comment se protéger

  • Tenir un inventaire des équipements et logiciels exposés sur Internet et réduire cette exposition au strict nécessaire.
  • Suivre les alertes du CERT-FR et des éditeurs, et appliquer les correctifs critiques en urgence, hors cycle de maintenance.
  • Appliquer les mesures de contournement publiées tant que le correctif n’est pas installé.
  • Segmenter le réseau pour qu’un équipement compromis ne donne pas accès à tout le système d’information.
  • Déployer une détection (EDR, supervision) capable de repérer un comportement anormal même sans signature connue.
  • Définir contractuellement avec le prestataire le délai d’application des correctifs de sécurité.

Questions fréquentes

Termes liés

Vous avez besoin d'un expert en Vulnérabilité zero-day ?

Créez votre compte pour recevoir des réponses de prestataires qualifiés.